Auto mise en scène

Utilisant des personnages cobayes (virtuels ou réels) pour tenter de les faire coéxister ensemble, j'ai cherché jusque dans des paysages numériques une réponse a l'utopie du vivre ensemble idiorrythmique que Roland Barthes présente en 1977 au collège de France. En bloquant les personnages a l'interieur d'actions, situations absurdes, je revelais la cruauté des relations humaines, autant que la mienne, demiurge contemporain qui simule la création de rencontres a l'interieur de mises en scènes dont les parametres prémédités ne parviennent qu'a isoler les personnages.

Je décide de me mettre moi même en scène dans un désert semi-anachorétique. Surjouant légerement des actions qui connotent, détournent ce qui serait une tentative d'investigation du lieu comme lieu de vie (agriculture, repos, hygiene, rituel), le discours oscille entre poésie et auto-dérision. Les actes executés ici sont fondamentalement impossibles, improductifs, voir inutiles.

Le fantasme du vivre ensemble est indissociable de la notion de solitude.